17 juin 2008. – Les principaux syndicats de transporteurs routiers ont commencé leurs actions « dures » pour dénoncer la hausse inquiétante du prix du gazole. Ce sont les principales villes et les principaux axes routiers du pays qui ont fait l'objet d'opérations « escargot ».
À Paris, ce sont les chauffeurs de taxis qui ont manifesté devant le ministère de la santé.
Les principaux axes routiers bloqués
Le réseau autoroutier a été la cible privilégiée des actions des routiers en colère :
A81 en direction de Paris à hauteur du péage de La Gravelle, près de Laval,
A11 en Maine-et-Loire,
A13 dans le Calvados et la Seine-Maritime,
A131 près du Havre,
A20 dans la région toulousaine,
A9 à la frontière espagnole au Perthus,
A7 dans les Bouches-du-Rhône,
A1 près de Lille et dans le Pas-de-Calais,
A35, A36 et A4 près de Sélestat,
A26 dans l'Aisne,
A29 dans la Somme,
A77 dans la Nièvre,
N20 vers Orléans,
N57 dans les Vosges,
N10 en Charente-Maritime,
N147 en Haute-Vienne,
N165 dans le Morbihan,
N157 dans la Mayenne,
la circulation près de l'aéroport de Nice.
Les principales villes touchées
Dijon et toute sa périphérie : zone industrielle, dépôt de carburants, Chenove, le périphérique.
Auxerre,
Nevers,
Poitiers,
Toulouse, Tarbes, Montauban et Auch,
Sablé-sur-Sarthe, ville dont François Fillon, Premier ministre, a été le maire pendant 18 ans.
En Côte d'Or
C'est à l'initiative de la FNTR[1] que l'agglomération dijonnaise a été la cible de différentes opérations « escargot », notamment dans la Zone Industrielle nord, la rocade, Chenôve. De son côté, ce sont des militants de l'UNOSTRA[2] qui ont bloqué la zone de Longvic avec guère de barrages filtrants. Le service postal a été perturbé dans la journée et surtout en nuit : des camions postaux circulant de nuit ont eu la désagréable surprise d'être bloqués à cet endroit. De plus, le dépôt de carburants de cette zone a été complètement bloqué.
Les routiers reprochent, en outre, l'augmentation de près de 25 % du prix des péages autoroutiers en deux ans et demi. Le président régional de la FNTR, Georges Grenier, a notamment déclaré au quotidien Le Bien Public « Les Allemands, par exemple, sont incités à acheter des tracteurs qui consomment moins et polluent moins. Ça vaut 13 000 € de plus qu'un tracteur normal. Eux, on leur paye la moitié du surcoût et ils ont un tarif de péage réduit quand ils roulent plus vert. En France, rien ! Il y a quand même un sérieux problème dans ce pays ! » Ce syndicat tire la sonnette d'alarme en ce qui concerne les dépôts de bilan : 500 depuis le début de l'année dont 36 la semaine dernière, « On peut tout craindre de gens désespérés… »